Le fonds de pension hollandais HHBV a à peine repris les 17 unités Quebecor – Europe. Et déjà il se dépêche de vouloir fermer
deux sites : La Loupe et Blois. Malgré l’été, les salariés se sont mobilisés. Des camarades de l’Encre rouge (LCR/NPA) sont
venus à la fête de la solidarité avec ceux de La Loupe. D’autres militants de Blois ont exprimé leur soutien aux salariés qui ont retenu
toute une nuit leur directeur. La baisse continuelle des prix d’impression laisse le Labeur exsangue quand les grands groupes de presse magazine annoncent eux des rentabilités autour de 10% ! Les imprimeries peuvent êtres rentables à la condition que les actionnaires, les patrons et les banques ne se gavent pas du profit maximum. Les
salariés en ont marre d’en faire les frais.
Par une lutte farouche ceux de Quebecor « JDC »-Torcy et ceux de Lille ont obtenu un plan social « amélioré » et pour ceux de Lille une poursuite partielle d’activité. Il faut se servir de ces exemples. La solidarité des travailleurs de tout le groupe et de la profession est nécessaire. Pas seulement en mots, mais en actes. La démocratie dans
la lutte (informations au personnel, débats collectifs, prises de décisions votées en assemblées générales…) est également indispensable
à une mobilisation efficace. Quitte à perdre son emploi, autant sauver l’honneur et obtenir des compensations maximum. D’autant que Quebecor World vient d’annoncer des bénéfices historiques !
Une nouvelle vague de fermetures et de licenciements
menace la branche. En effet, HHBV est sensé racheter aussi l’ensemble
du groupe Maury. On imagine bien les restructurations que cela annonce. D’autant que les intentions d’un fonds de pension
sont rarement la perspective de production sur le long terme mais le profit à court terme : rachat, licenciements, revente. De surcroit, HHBV semble avoir les yeux plus gros que le ventre puisqu’il n’a pu rassembler les financements pour le rachat du n°1 de l’imprimerie hollandaise,
Roto Smeets qu’il convoitait aussi.
Alors que tant de publications sont imprimées hors de nos frontières, en dépit des coûts (financiers et écologiques) du transport, nous défendons un juste partage entre les salariés européens ce qui passe
par une convention collective harmonisée sur la base de la meilleure. Et l’application simple du principe d’impression au plus près des lecteurs. Avec leurs publications, les conseils régionaux, généraux, les mairies…
devraient bien s’en inspirer.