Battre la politique antisociale de Sarkozy
Contrairement aux déclarations de Sarkozy, il était évident que la crise sans précédent que traverse le capitalisme n’était pas prête de s’atténuer. Alors que celui-ci nous affirmait que le chômage n’allait pas augmenter en 2010, Fillon nous expliquait en février l’inverse. Au programme des prochains mois, des licenciements par dizaines de milliers en France et par centaines de milliers dans toute l’Europe. Le gouvernement applique les vieilles recettes de la bourgeoisie : faire payer les travailleurs par des blocages (ou des baisses) de salaires,
la casse des services publics, notamment de l’éducation et de la santé, et la mise à mal des systèmes de retraites et d’assurance chômage. D’ici quelques mois, un million de chômeurs supplémentaires vont se retrouver sans indemnité.
Où est la « Gauche » ?
Sur la question des retraites, le postulat est que les caisses se videraient du fait de l’allongement de la durée de la vie des salariés (une mauvaise nouvelle ?) et que la reforme serait inéluctable. Il faudrait donc faire sauter le verrou du départ à 61 ans, bientôt 62, cotiser plus longtemps et baisser le niveau des pensions. Le Parti socialiste, comme lors des menaces de faillites des banques, envoie tous les signes d’acceptation de la politique de Sarkozy, qui serait la seule réponse « raisonnable » à la crise.
Cet exemple de politique nationale du PS et de ses alliés se décline bien entendu dans les régions qui versent des subventions aux patrons ou à l’école privée (15 millions de plus que ce qu’ordonne la loi pour la région
Ile-de-France, bel exemple de laïcité).
Nous pensons pour notre part que les budgets publics doivent servir les entreprises publiques et le développement des régions (qu’en est t-il du développement des transports en Ile-de-France de banlieue à banlieue,
argument de campagne de Jean-Paul Huchon depuis plus de dix ans ?).
Des élus pour lutter
Face au PS, deux attitudes possibles. Rester dans sa majorité en espérant « tirer à gauche » les décisions. C’est le choix maintenu par le PCF et le Front de Gauche. Ainsi les élus PCF ont déjà voté le budget 2010 du PS dans les Conseils régionaux. Ou bien construire une force nouvelle indépendante de la gauche d’accompagnement, soutenant d’éventuelles mesures positives mais refusant les mesures négatives. Alors que la crise du capitalisme entraine la planète et toute l’humanité vers la ruine, les travailleurs ont besoin d’un parti déterminé à porter les luttes immédiates indispensables jusqu’à la construction d’une société nouvelle débarrassée de l’exploitation capitaliste. Sur cette orientation claire et déterminée, le projet du NPA est ouvert à toutes celles et ceux qui en partagent l’essentiel.
A l’occasion des élections régionales nous proposons que soit organisé à la Maison du Livre un débat entre les candidats de la profession présents sur les listes qui affirment défendre la classe ouvrière.